Retour St-Jean-Port-Joli | 13 février

C’était à mon tour de prendre mon véhicule mais j’ai tout de même fait conduire Karl. J’en ai plein mon casque d’avoir des contraventions. Nous sommes donc partis au son de Plume pour le bas du fleuve en ce beau samedi doux et ensoleillé. En passant, c’est quoi cet hiver-là ? Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j’ai déneigé ma voiture. Quelque part en décembre probablement. Jamais vu aussi peu de neige de ma vie. En plus on s’en va à Vancouver, ça n’ira pas en s’améliorant de ce côté. Là-bas la seule neige qu’on voit c’est sur les images «photoshopées» de la ville avec les rocheuses en arrière-plan.

Au bout de 3h30 de route, nous voilà arrivés à St-Jean-Port-Joli. Premier constat: ici il y a de la neige! Charmant petit village dans lequel je n’étais jamais pénétré. Mes seuls arrêts à St-Jean-Port-Joli se résumaient au motel (on avait dormi là en transit il y a plusieurs années) et à la station d’essence qui bordent l’autoroute. D’ailleurs notre seul véritable souvenir marquant de St-Jean-Port-Joli fut l’histoire de Drakarl. Ça date de l’époque de nos premières tournées quand Jérôme était un gros roux de 230 livres. Dans ce temps-là Jérôme qui n’était pas âgé de vingt ans était un peu bébé et surtout très affectueux avec… les hommes. Son plaisir (outre celui de fumer des joints) était de nous donner des baisers dans le cou, de nous tripoter les fesses et de nous faire des câlins sans avertissement.

Sa cible principale était toutefois Karl qui, au bout d’une année à repousser inlassablement le grassouillet personnage, décida de tenter le grand coup à la station-service de St-Jean-Port-Joli où nous arrêtions mettre de l’essence. Dans un petit présentoir près de la caisse se trouvaient une gamme de  portes-monnaie en forme de douteux personnages ressemblant à des Vikings et dont la fermeture-éclair faisait office de bouche. Karl dit alors à Jérôme: «Je te l’achète si tu arrêtes de me tripoter. Ce porte-monnaie sera mon talisman. Si je te l’offre tu me lâches à jamais.» Jérôme, flatté par l’attention accepta et nomma le porte-monnaie Drakarl.  Depuis ce jour, Jérôme n’a plus jamais touché à Karl et est en voie de terminer son doctorat. Drakarl l’aura remis sur la bonne voie en plus de lui servir de cachette pour son hash pendant quelques années. Aux dernières nouvelles, Drakarl existe toujours et se trouve au milieu d’objets pèle-mêle dans un tiroir en désordre du bureau de Jérôme. Fin de l’histoire.

Bref une première visite à St-Jean-Port-Joli! Charmant site sur le bord du fleuve où l’on aperçoit le Massif de la Petite-Rivière-St-François sur la rive nord. On jouait à la fête d’hiver sous un petit chapiteau bordé par des dizaines de sculptures de neige géantes. Accueil chaleureux des organisateurs fort sympathiques qui nous conduisent à la pizzeria Porto Bellissimo qui selon leur dire fait la meilleure pizza du bas du fleuve. Verdict: très bonne en effet! Le concert en tant que tel fut cool. Foule tranquille au début mais qui s’est dégourdie sous l’effet de la bière et du vin chaud! Des beaux sourires illuminaient tous les visages présents et c’était réconfortant à voir!

Nous sommes partis rapidement après le concert car nous devions rentrer à la maison. J’ai pris le volant aux côtés de ma copilote Marie-Annick qui éternuait, se mouchait et toussait à intervalles de 20 secondes. Arrivée à 2h30 du matin avec la certitude d’avoir attrapé le rhume. Le lendemain, j’avais effectivement le rhume et mal partout mais c’était finalement psychosomatique car c’est passé après avoir pris deux tylenols…

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